4 questions à

4 questions à Philippe LIMOUZIN (France)

Philippe Limouzin, DTN de la Fédération Française de Badminton (FFBaD), va bientôt quitter ses fonctions après une longue carrière au service du badminton. Nous avons pu l’interroger pour notre rubrique « 4 question à » avant son départ

1. Pouvez-vous vous présenter, votre parcours et ce que représente le badminton pour vous ? 

« J’ai été diplômé Professeur d’EPS avec une spécialité en volley-ball et en natation. J’ai été nommé dans le nord-est de la France pendant les dernières fermetures des mines, puis j’ai été nommé en région parisienne dans des zones sensibles avec un public défavorisé. Et j’ai enseigné le badminton en tant que professeur d’EPS. Mon engagement professionnel dans le badminton commence en 1996, lorsque je suis devenu Entraineur National en charge de la préparation physique à l’INSEP, puis Directeur des équipes de France. Nommé DTN-adjoint en 2009, j’ai poursuivi avec le poste de DTN en 2013, position que je quitte aujourd’hui.

Mon histoire avec le badminton c’est une grande aventure. Je n’ai joué aucun match de haut-niveau de ma vie, mais j’ai fait des rencontres qui ont indéniablement changer l’issue de ma carrière. Ma rencontre avec Olivier Bime, a eu l’effet d’une étincelle, c’est par lui que j’ai découvert cette discipline sportive.  Puis, je pense bien-sûr à mes deux prédécesseurs au poste de DTN, Gérard Morel et Jean-Marc Pocholle qui m’ont permis d’acquérir des compétences essentielles pour le haut niveau ou, le développement responsable et sociétal, puis de devenir responsable de la performance de haut-niveau. Il faut noter également l’arrivée à la fédération, de Peter Gade qui a marqué un véritable tournant pour le haut-niveau français. » 

2. Des projets à venir ? 

« Je ne pense pas avoir démérité dans ma carrière, mais aujourd’hui il est l’heure pour moi de quitter cette famille, ma grande famille à la FFBad. Pour ce nouveau chapitre de ma vie, j’aimerais permettre à des jeunes badistes de bénéficier de mon expérience. Partager mes riches expériences et compétences avec mes proches et ma famille. Par pudeur et discrétion je n’en dirais pas plus sur mes projets à venir ; mais une chose est sûre, je garderai toujours un regard attentif et bienveillant sur l’évolution du badminton français. » 

3. Les Jeux Olympique et Paralympique de Paris 2024 approchent, comment ces jeux vont influencer à votre avis le badminton français ? 

« Les JO de 2024 sont importants pour le badminton français. Les JO, c’est un héritage qui se construit dans l’avant jeux aussi, car personne ne peut être sûr de gagner une médaille mais par contre les JO peuvent jouer comme une accroche culturelle pour le badminton, en construisant des petits évènements autour du badminton, ce qui va répondre aux besoins de la société française mais pas uniquement. Il faut garder en tête la dimension de responsabilité sociétale, le badminton est un sport pour tous et accessible à tous. Avec la crise sanitaire le nombre de pratiquants à indéniablement baissé, l’avant jeux puis les JO vont forcément permettre de retrouver de nouveaux adeptes. Les JO seront une grande scène pour le badminton français, certes, mais aussi, je l’espère, pour le badminton francophone et international. »  

4. Quelle est la place, l’importance selon vous, du badminton francophone ? 

« Le projet autour de l’AFB est très important est mérite attention. Avoir un système associatif tel que l’AFB est une richesse. Je repense au fait que le badminton m’a permis de gérer des situations sociales compliquées lorsque je travaillais comme professeur d’EPS en zones sensibles, puisque j’ai pu ensuite l’utiliser dans mes cours l’utilisant comme pratique sportive mixte et accessible à tous, et je fais le lien avec la mission de l’AFB. Elle permet de réunir différentes nations, différentes approches culturelles autour d’une même passion, en partageant les mêmes valeurs, c’est un espace fondamental d’apprentissage « du vivre ensemble ».  Le badminton francophone c’est une communauté, un espace de mains tendues, de partages, d’échanges, il est tout simplement porteur d’avenir. La francophonie mérite d’être mise en valeur, et tant mieux si la pratique du badminton peut y contribuer. »

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